La Bonne Âme du Se-Tchouan

Les Baladins du Miroir

Mise en scène :

François Houart et Gaspar Leclère

Composition et direction musicale :

Line Adam

Lutherie sauvage :

Max Vandervorst

Création costumes :

Sylvie Van Loo assistée de Anne Bariaux, Virginie Gossuin, Marie Nils, France Lamboray et Nicole Mornard

Scénographie :

Aline Claus et Isis Hauben assistées de Sylviane Besson, Eloïse Damien et Catherine Van Assche

Construction des décors :

Xavier Decoux assisté de Bernard Antoine, Adrien Dotremont et Ananda Murinni

Création lumières :

Mathieu Houart

Conception des marionnettes :

Johan Dils et Sylvie Van Loo

Assistante à la mise en scène :

Hélène Van Den Broucke

Régie :

Ananda Murinni

Régie plateau :

Adrien Dotremont

Conseiller maquillages :

Serge Bellot

Pyrotechnie :

Nicole Eeckhout

Création affiche :

France Everard

En 1938, Brecht écrivant « La Bonne Âme du Se-Tchouan » fait dire par Shen–Té : « Face à la misère, il suffit d’un rien et les hommes abandonnent la vie insoutenable. » Nous constatons qu’en 2013, alors que Bertolt Brecht est devenu l’un des auteurs incontournables de notre littérature théâtrale, la galerie de personnages qui entourent Shen-Té pourraient être incarnés par une multitude de travailleurs fragilisés par la crise ! Le théâtre critique de Brecht culmine ici, dans un appel angoissé au public. Quand Brecht écrit cette pièce, entre 1938 et 1941, le monde s’engage dans la seconde guerre mondiale. Si le nazisme a contaminé toute l’Europe ou presque, la résolution de la grande crise des années 30 s’est faite par la guerre. En 2013, à la suite d’une crise économique majeure, nous constatons une recrudescence des nationalismes, de la peur de l’étranger qui redevient le bouc émissaire et le retour d’une droite « décomplexée » qui fait le lit de la droite extrême. Aujourd’hui comme en 1938, il faudrait trouver une solution qui soit à l’opposé de celle de Shen-Té. En opposition au discours des médias et des politiques, nous clamons que la bonté ne suffit pas : « Ce n’est pas l’homme qu’il faut changer, pas soi-même, c’est le monde : il faut créer, recréer un monde où il soit possible d’être soi-même, de l’être pleinement, avec les autres, pas contre eux. » (Bernard Dort)